Invictus – le renouveau d’un pays

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbow’d.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.

Depuis l’obscurité qui m’envahit,
Noire comme le royaume de l’enfer,
Je remercie les dieux quels qu’ils soient
Pour mon âme indomptable.

Dans l’étreinte féroce des circonstances,
Je n’ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l’adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l’horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.

Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Invictus William Ernest Henley

On m’avait dit “pour aimer ce film, il faut aimer le rugby”, ou encore “c’est un film sur le rugby”. J’ai été surpris à quel point certaine personnes sont insensibles à certains messages, à quel point certaine personnes n’arrivent pas à lire entre les lignes. Je n’arrive pas à voir comment, après avoir vu Invictus, l’on peut me dire “c’est un film sur le rugby”, alors que Clint Eastwood signe ici un film fabuleux qui tourne autour de Mandela et de son désir d’unité nationale avant de tourner autour des Springboks (l’équipe nationale de rugby de l’Afrique du Sud) même si c’est un élément important.

Invictus raconte donc comment Nelson Mandela, tout juste élu Président de l’Afrique du Sud à la fin de la dure période de l’Apartheid, désireux de réunir son pays, utilisera la coupe du monde de rugby pour réussir cet exploit.

L’on découvre donc le une partie du parcours fabuleux d’un homme fabuleux à travers un film fabuleux d’un réalisateur fabuleux, qui je pense réussi à me faire pleurer à chaque fois (sauf peut-être dans l’inspecteur Harry).

Ce film à tout pour être une réussite, des acteurs formidables (Morgan Freeman fait un Mandela plus vrai que nature, tout comme Matt Damon un bon petit Francois Pieenar), une musique toujours aussi impeccable, et surtout des plans magnifiques qui confirment le talent immense d’Eastwood en tant que réalisateur (je ne suis vraiment pas pressé qu’il nous quitte celui là).

Je ne vais pas m’attarder plus sur ce film, tout d’abord parce que beaucoup l’ont vu désormais, et que les autres doivent y aller impérativement (sauf les gros racistes intolérants à souhaits mais j’espère ne pas en avoir ici)

NB : c’est la 1ere fois que je pleure en écrivant un billet. C’est dire à quel point ce film m’a bouleversé.

5 Comments

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    diskette

    je l’ai vu il y a quelques jours et j’ai beaucoup aimé.
    non ce n’est pas un film sur le rugby, ni même sur le sport a vrai dire … sans doute plus sur la volonté (entre autre).
    La musique est exceptionnelle j’suis d’accord avec toi 😉

  2. 2
    Galathys

    Ah mais non mais ah !! Faut pas dire que tu pleures, ça me donne envie de pleurer ! *gros câlin à distance*
    Mais c’est vrai que ce film est très beau. Je crois que Clint Eastwood est incapable de faire un film qui ne soit pas beau, tout simplement.

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