Je vous en avais parler, ce petit livre rouge je le voulais. Et grace à Aurélia et Tribeca, je l’ai eu (gloire à eux). J’ai mis un peu de temps pour commencer à le lire (beaucoup de temps même) car il y avait déja une longue liste de livre à lire avant, (je n’ai pas finis d’ailleurs cette liste) et enfin, j’ouvris la première page dans l’avion en partant de Paris.

Je vous lis la première page:

« En me rendant au boulot, je m’arrête pour regarder un pigeon se battre contre un rat dans la neige, et c’est là qu’un connard essaie de me braquer. Bien évidemment, ce crétin a un flingue qu’il me colle derrière le crane. C’est froid mais pas désagréable, genre massage shiatsu

-Du calme, toubib, dit-il.

Ceci expliquant cela. Il faut dire que même à 5heures du matin, je ne suis pas le genre de mec qu’on braque. j’ai une tête de docker scupltée sur l’île de Pâques. Mais comme le connard a vu ma blouse de bloc bleu dépasser de mon pardessus et mes sabots perforés en plastique vert, il pense que j’ai de la cam ou du fric. Voire que j’ai fait serment de ne pas lui exploser la gueule s’il essaie de me braquer.

J’ai à peine assez de came et de fric pourtenir la journée. Et si ma mémoire est bnne, je n’ai prêté qu’un seul serment : « avant tout, ne pas nuire ». Au point où on en est …

-D’accord, dis-je en levant les mains.

Le rat et Le pigeon s’enfuient. Trouillards

Je fais volte face, écartant le flingue de mon crâne. Ma main droite, toujours levée, se retrouve au-dessus du bras de cette tête de nœud. J’attrape son coude pour le tirer d’un coup sec : ses ligaments pètent comme des bouchons de champagne. »

Voila,  dès le début du roman, le rythme est posé et ne s’arrêtera que quand la dernière page sera tournée (soit peu de temps après avoir commencé le livre si vous accrochez autant que moi).  Restons sur la fin du livre d’ailleurs, je l’ai trouvée un peu trop expéditive à mon avis. (c’est très dur de dire ça sans spoiler)

Ce premier livre de Josh Bazell n’est certes pas un chef d’oeuvre à cause d’un scénario surement pas assez recherché, trop lisse, mais il se laisse lire facilement,  on y prend du plaisir,  la promesse de retrouver un mélange de Dr House (dont je suis fan) et de Sopranos est plus que tenu.

Un bémol cependant, l’altérnance « présent/passé » à chaque chapitre est un peu difficile à gérer, et on doit se replonger à chaque fois dans un univers que l’on avait quitter 10 pages avant. Malgré cela, ça tiens la route, plus que bien même. Le faire de facon chronologique aurait été une erreur à mon avis il aurait manquer une liaison entre les 2 temps, le pari était risqué mais on ne peut pas dire que c’est raté.

J’ai également un peu peur de ce que la version cinéma pourrait donner même si certes, Di Caprio ferait un Peter Brown / Griffe d’ours  parfait, j’ai du mal à percevoir la manière dont ils pourraient faire ressortir le rôle principal complétement antipathique dans le livre, peur que cela tourne à un film où l’histoire d’amour serait le sujet principal. Mais on verra bien.

Docteur à tuer, de Josh Bazell, édition JCLattès

 

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