Critique d’Au dela

J’en avais vu des tas, des critiques annonçant la catastrophe qu’était Au-delà, le nouveau film de Clint Eastwood, ce grand monsieur du cinéma. Mais j’avais bon espoir, après tout Invictus avait aussi été décrié, mais cela ne m’avait pas empêché d’apprécier le film.

Synopsis : Au-delà est l’histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu’elle soulève. George est un Américain d’origine modeste, affecté d’un “don” de voyance qui pèse sur lui comme une malédiction. Marie, journaliste française, est confrontée à une expérience de mort imminente, et en a été durablement bouleversée. Et quand Marcus, un jeune garçon de Londres, perd l’être qui lui était le plus cher et le plus indispensable, il se met désespérément en quête de réponses à ses interrogations. George, Marie et Marcus sont guidés par le même besoin de savoir, la même quête. Leurs destinées vont finir par se croiser pour tenter de répondre au mystère de l’Au-delà.

Le problème avec Hereafter (parce que c’est plus sympa comme nom qu’Au Dela), c’est la longueur, on s’y perd, ça parle beaucoup trop et il ne se passe pas grand-chose, Eastwood essaye de nous plonger dans l’univers de la mort, eou plutôt de la vie après la mort, et c’est un bon sujet, même si je comprends que cela en gênerais certains, mais en l’occurrence il nous emmène surtout au pays de l’ennui et du sommeil.

Les personnages ne sont pas attachants pour deux sous, et si Matt Damon n’a plus à prouver ses qualités d’acteur c’est loin d’être le cas pour une Cécile de France coiffée comme un Caniche et des jumeaux McLaren qui ne sont pas encore à la hauteur d’une grosse production Eastwoodienne, car c’est véritablement le changement avec ses précédentes réalisations, que ce soit dans Invictus ou Grand Torino pour ne citer que les plus rècents, nous avions des personnages ayant un vrai rôle, et dégageant beaucoup de sympathie, d’empathie voir même d’antipathie, mais il dégageait quelque chose que l’on ne retrouve pas ici.

(Attention Spoiler)
Le CrossOver des trois histoires, se fait de manière trop brutale, et sans justification, comme par hasard, les trois personnages principaux se retrouvent tous dans le même salon du livre à Londres, mieux encore, ils se croisent tous les trois sur le même stand. Tout ça pour finir sur une scène d’amour sans aucun intérêt si ce n’est histoire de dire que tout finit bien, pour un film sur la mort, ce n’est pas forcement cohérent.
(Fin Spoiler)


Heureusement, tout n’est pas à jeter, il y a même des choses qu’il faut absolument garder. En tout premier lieu, la scène d’intro, scène du Tsunami en Thaïlande, scène à faire pâlir Roland Emmerich s’il la comparait à 2012 ou au Jour d’après. Et si ça ne dure que quelques minutes, l’on se rend bien compte de l’ampleur de la catastrophe, et Eastwood y va sans retenue aucune. Si je ne devais garder qu’une seule séquence de Hereafter, ce serait celle-ci, stupéfiante et incroyablement prenante.

Autre bon point, la musique, pour coller au thème qu’est la mort et la vie après celle-ci, il fallait une BO exceptionnelle, pari réussi avec cette superbe musique qui vous transporte davantage que le scénario. Malheureusement, ce n’est pas un concert que je suis venu voir…

En Bref, HereAfter est un échec de quasiment tout point de vue, je ne vous conseillerais que trop de laisser de côté ce film en espérant que le prochain (s’il y a un prochain) du Monsieur soit une réussite. Et puis après tout, ne soyons pas trop méchant. L’erreur est humaine

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