Attendu comme le Messie depuis plusieurs années déjà et ce pour de multiple raison, Superman : Man of Steel débarque enfin de Krypton en ratant malencontreusement son atterrissage !

affiche.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxRéalisé par
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Synopsis : Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité.
 
 

Annoncé en 2010, le reboot de Superman doit faire face à des objectifs majeurs : Faire oublier le catastrophique  Superman Returns de Bryan Singer, Relancer une trilogie de Super Heros DC Comics de l’envergure de la trilogie Batman de Nolan, et préparer le ou les films de la League of Justice pour faire face au succès des Avengers. ( Eternel Combat DC Comics vs Marvel ).

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Malheureusement le pari n’est pas gagné, malgré un scénario co-signé Christopher Nolan, également producteur. La trame principale de l’histoire nous emmerde, elle est vide de sens et n’ayant pour but que de mettre le plus d’explosion possible en 2h20. Alors que la psychologie d’un Clark Kent qui se découvre Superman aurait été intéressante, elle est ici complètement ignorée. D’ailleurs, ne vous attendez pas à une  profondeur de plus que celle des cratères suite à ses combats. Et des bastons vous allez en avoir, et quand on met 2 personnes de même forces (donc invulnérable) l’une en face de l’autre, ça donne des scènes de « je me tape, tu me tapes et on recommence » interminable.

Tout tombe dans la main du héros comme si de rien n’était trahissant à plusieurs reprises la trame originale construite en 75 ans de Comics. On se demande encore où est passé la fibre Nolan.

21010218_2013060416450315.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxZack Snyder a fait ici ce qu’il savait faire de mieux, de belles images en jouant et sur-jouant avec des effets visuels en tout genre. Ici les flares (Halos lumineux) omniprésents comme pour nous rappeler qu’il fut un temps où il faisait beau plus souvent. Des images très douces pour les scènes du Kansas qui nous font redécouvrir une Amérique puritaine et familiale avant de laisser place à des effets bien plus construits et omniprésent d’une Métropolis économique. Je regrette également le choix qu’a fait Snyder de tourner en majorité Caméra Épaule, ce qui a tendance à me donner très rapidement la nausée lors des scènes un peu rapide.

Sinon, encore une fois, il n’y a pas à dire, les images sont belles, les effets sont beaux, si ce film était une photo le contrat serait réussi. Malheureusement ça n’est pas le cas, et là où l’on sait que Snyder aime aller dans les excès (rappelons nous ces ralentis à gogo dans Sucker Punch), ici il use et abuse de flash-back dans tous les sens, perdant par la même occasion le spectateur par la même occasion et cassant le rythme qui heureusement se réinstalle rapidement. Sans oublier de nombreuses incohérences et faux raccords à tout va qui ne passe pas inaperçu.

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J’aurais voulu vous dire que les acteurs sauvent le film, mais ça n’est même pas le cas. De nombreux personnages avec plus ou moins d’importance, mais tous trop peu exploités. Une surdose de Jar-El ( Russel Crowe ) qui n’a pourtant pas grand-chose à dire et une absence bien trop prononcé de la figure paternelle qu’est Jonathan Kent (Kevin Costner) qui pourtant est le personnage essentiel dans l’évolution du héros, celui qui apporterait la profondeur qui manque tant au film. Rien à dire sur Loïs Lane (Amy Adams) qui ne fait quasiment qu’acte de présence et n’apporte pas grand-chose dans l’intrigue.

Venons-en à Harvey Cavill, physiquement il est parfait pour ce rôle, l’on aurait pu imaginer quelqu’un qui ressemble plus à Superman, malheureusement il manque de charisme pour que son interprétation reste dans les annales. Zod, le méchant (Michael Shannon) ne fait pas peur, ce qui est dommage quand on sait qu’il est censé représenter le plus terrible des Supers Vilains pour cette franchise, des mimiques involontaires frisant parfois le ridicule, et là aussi un charisme qui n’arrive pas à la cheville de Terrence Stamp (Zod dans les superman de 1978 et 1980). Et c’est à mon avis l’erreur principale de cette réalisation. Prendre Zod pour incarner le méchant de ce premier opus, alors qu’un Lex Luthor aurait permis d’instaurer plus de profondeur et de repis pour creuser l’évolution de Clark vers Superman.

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Comme souvent l’on retrouve Hans Zimmer à la bande son. Et si l’on peut regretter l’absence d’un aussi beau thème que celui créé par John Williams, la musique est tout de même excellente et colle parfaitement avec le rythme du film, avec le personnage de Superman et les valeurs qu’il représente. Dynamique et puissante, Zimmer a fait du Zimmer et c’est tout ce qu’on lui demande.

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Vous l’aurez compris, plutôt bien déçu par ce reboot tant attendu, qui ,bien que prometteur, n’est rien de plus qu’un film à grand spectacle avec plus d’explosions et d’effets spéciaux que de profondeur et d’intérêt.

 

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