Ce mercredi c’est décidé, on se prend tous par la main, on récite la formule magique et on saute ensemble à pied joint dans le nouveau chef d’oeuvre de Wes Anderson, The Grand Budapest Hotel. Un film tout en poésie et en finesse, teinté par cette ironie légère toute particulière des film de Monsieur Anderson. Un film qui se savoure comme une journée en fête foraine, avec des étoile plein les yeux, le coeur qui bat au rythme des montagnes russes et la curiosité d’un enfant de quatre ans. Il est à lui seule le chat du cheshire, mary poppins et le petit prince du 7e art. Et pour toute ces raisons je vous invite à découvrir son oeuvre toute fraîche.

afficheDate de sortie : 26/02/2014
Réalisé par
Avec Ralph Fiennes, F. Murray Abraham, Tony Revolori
Synospis : Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle.
La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation.

Lorsque je vais voir un film de Wes Anderson, tout son univers me dit: « ce film je l’ai fait pour vous, pour vous partager ma vision de la vie, parce que je vous aime. Alors cher publique, bienvenue dans mon monde. » Car voir un film d’Anderson, c’est entrer dans univers à part, entrer dans un tableau, dans lequel l’auteur aurait découpé des bouts de vie, des bouts de ciel, des bouts de tout, les aurait collé ensemble pour en faire un grand paysage, fantasmagorique. Un paysage qui nous parle et nous transporte, tantôt dans un cocon, et tantot au dessus d’une falaise. mais toujours avec beaucoup d’affection.
photo-The-Grand-Budapest-Hotel-2013-18The Grand budapest hotel ne fait pas exception, la réalisation est minutieuse, dynamique et incroyablement esthétique, L’univers a été créé de toute pièce pour le film. La ville de zubrowka ou le pays d’origine de Zero sont totalement inventé. Et c’est toute la poésie de cet univers tantôt bluffant tantôt papier-mâché, qui colle parfaitement au scénario. On plonge avec délice dans l’époque riche et pas si pudibonde d’un hôtel luxueux des années 30, à la veille d’une guerre que l’on voit approchante, on traverse ce même hôtel 30 ans plus tard terni par ses secrets et le temps qui passe. La photographie est fidèle à elle-même. l’image est saturée et riche, les décore somptueux et la mise en scène tirée à quatre épingle transforme chaque scène en tableau vivant. l’image d’Anderson nous transporte comme elle l’a toujours fait. c’est un délice pour les yeux, une sucrerie visuelle qui nous donne l’impression d’une grande maison de poupée, qui nous inviterait chaleureusement à écouter son histoire.
the-grand-budapest-hotel-26-02-2014-19-gUne histoire jouée à la perfection par ses protagonistes. Tilda Swinton est méconnaissable en vieille bourgeoise octogénaire, Ralph Fiennes et Tony Revolori (Monsieur Gustave et Zero) sont remarquablement drôle et léger. Ils incarnent leurs personnages avec simplicité et une grande complémentarité. Et Adrian Brody est un Dmitri sombre et satanique hilarant. Mais le casting ne s’arrête pas là, puisqu’on y retrouve la succincte participation de quelques habitués des bancs d’école d’Anderson que les fans accueilleront avec fraternité, tel que Jeff Goldblum (la vie aquatique), Owen Wilson (la famille tenenbaum), Bill Murray (la vie aquatique…) ou encore Edward Norton (moonrise kingdom) .
the-grand-budapest-hotel-26-02-2014-13-gLe scénario est simple et laisse un gout de cluedo qui s’abandonne corps et âme à ses personnages. Car bien que l’univers tout entier soit pure création, et bien que le coeur de ce petit monde soit le Gand Budapest Hotel nous sommes ici dans une histoire de personnage. Et que serait ce microcosme sans Monsieur Gustave. On cours, on glisse on chute, on rit, on s’envole pour un seul homme, Monsieur Gustave. Tout comme son lobby boy nous serions capable de le suivre n’importe où. Sa prestance, sa nonchalance, son courage et son détachement rythme la course de ce scénario effréné. Les dialogues sont à l’image du réalisateur, subtiles, facétieux, et décalés. Comme une comptine faussement doucereuse.
grand-budapest-hotel-16Alexandre Desplat signe ici la bande son à la hauteur du film. Un coté très lent, très posé et plein de charme qui colle parfaitement à l’univers de M. Gustave, sur des airs de Tyrol pour rappeler l’univers dans lequel évolue l’intrigue et s’adaptant parfaitement comme toujours au rythme et à l’action du film. (vous retrouverez la B.O. sur Deezer)
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Wes Anderson est un génie du 7e art, un pâtissier de l’image qui compose ses films dans le seul but de nous régaler. Et si vous êtes un habitué des bonnes choses, un gourmet insatiable. Je gage que cette gourmandise vous ravira.

 

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