Bon, dur dur d’écrire sur ce film, mais vraiment, il y a tellement de chose à dire et pas assez de mots pour le faire. Cela fait plus d’une semaine que je suis devant cette page blanche à essayer de former des phrases pour vous faire ressentir ce que j’ai pu ressentir dans mon siège, les larmes coulant sur mes joues, le paquet de mouchoir écrasé dans mon poing. Ce film est triste oui, ce n’est un secret pour personne, les films de guerres sont souvent durs ( sauf Inglourious Basterds peut être ).
un peu d’histoire
La Rafle va rajouter une date dans votre mémoire, le 16 juillet, le 16 juillet 1942 pour être exact… le jour qui devrait être rebaptisé le jour national de la honte (bien que … je reviens là-dessus plus tard). C’est en cette matinée que le gouvernement aura raflé près de 13 000 Juifs (pour la plupart de nationalité françaises, du moins avant que le gouvernement ne falsifie leur fiches) pour les stocker au Vel d’hiv … Vel d’hiv tout le monde en a entendu parlé au moins une fois, mais combien savent que cela signifie Vélodrome d’hiver, stade gigantesque se situant rue Nelaton dans le 15ème, ironiquement (ou pas) rue où se situe désormais le Ministère de l’Intérieur. Ces personnes seront alors déporté vers les camps de Drancy, Beaune La Rolande, Pithiviers, etc etc puis vers les camps de la mort.

Je n’ai pas envie de raconter tout le film, je ne saurais pas le faire de la façon qui conviendrait, vous irez voir le film ça sera plus simple. D’ailleurs ça doit être la première fois que je dis à mes parents, et grand-parents d’aller voir un film au cinéma, eux qui y vont environ une fois par an (voir moins) car vraiment il en vaut la peine, j’exagère peut être un peu, mais à l’heure actuel je ne vois pas de défaut majeur à ce film.

La Rafle, de Roselyne Bosch, ce film sortira le 10 mars (retenez bien cette date) et l’on y trouve 3 figures « emblématiques » du cinéma français, un Gad Elmaleh qui ne fera pas rire à un seul moment (et on l’en remercie), un Jean Reno en médecin juif, rempli de compassion et de désolation, et une Mélanie Laurent en infirmière aimante et passionnée ainsi que de nombreux enfants vraiment attachants. Une musique parfaitement adapté tout comme la reconstitution du Vel d’hiv, et du camp de Beaune – la – Rolande (Loiret, à 25 min de là ou je suis né). Ce film ne nous épargne à aucun moment, la réalisatrice nous l’a dit: » Après 5 ans de recherche, je ne raconte que des faits réels, je n’exagère rien, au contraire… », et pourtant le voir est un devoir de mémoire, se souvenir de ce que les Français ont fait… Dénoncer les juifs, trafiquer les fichiers… MAIS aussi aider, oui il ne faut pas oublier que des milliers de juifs ont été cachés par des français, que bon nombre d’entre ont fait partie de la résistance pour vaincre le mal. N’ayons pas honte mais n’oublions surtout pas !



il y a quelque temps, le ptit 




