Autant être sincère et prévenir tout de suite, cela peut en choquer plus d’un mais c’est une vérité… ce film n’est pas un film sur les Stones…. Voilà, c’est dit la bombe est lachée, maintenant vous pouvez aller voir Papa was not a Rolling Stone.

 

Sortie le 08 Oct 2014

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Synopsis : Dans les années 80, Stéphanie grandit à La Courneuve auprès d’une mère absente et d’un beau-père brutal. Très vite, elle décide de se sortir de son quotidien morose. Grâce à l’amour de sa grand-mère, à ses lectures, sa passion pour la danse et pour Jean-Jacques Goldman, elle se débat dans cette cité colorée où l’amitié est primordiale. Un jour, elle le sait, Stéphanie quittera la cité pour mener la vie dont elle a toujours rêvé. Le film raconte l'histoire de cet envol. Un film inspiré du livre autobiographique de la réalisatrice

 

Malgré l’absence de Mike Jagger, ce film reste très rock’n roll, non par sa musique, nous y reviendrons, mais par son dynamisme, son rythme. Bien loin de la scène et des paillettes, c’est dans la banlieue que débute et finit ce film. Dans la cité des 4000, près de la Courneuve, Stéphanie veut vivre, elle veut devenir quelqu’un, elle veut atteindre ses rêves. Et des rêves elle en a plein la tête, des rêves d’amours, des rêves professionnels et des rêves artistiques.

doria

Et c’est la très jolie Doria Achour qui va porter ce film sur les épaules. Plus qu’une jeune espoir du cinéma, une révélation, et en parlant d’espoir, je ne serais pas contre la voir figurer sur les nominations des Césars. Fraiche, juste, et dynamique, elle incarne parfaitement ce qu’on pourrait attendre d’une jeune banlieusarde qui voudrait sortir de là. Dévastée par la présence vide de sa mère, la présence imposante de son beau-père et l’absence total d’un père inconnu (qui rappelons le, n’était pas non plus Keith Richards), elle compensera cela par des études acharnées, une volonté de fer, une passion pour la danse, et un amour fou pour un jeune dealer. Il ne suffit que d’une minute ou deux pour oublier que nous avons devant nous une actrice, et penser que cette fille raconte réellement son histoire.
bande

Heureusement pour le film, elle n’est pas seule à nous impressionner, côté jeune il y a surtout Soumaye Bocoum, elle joue Fatima, la meilleure amie de Stéphanie et surtout la partie comique du film, elle a toujours un mot qui va ,si ce n’est nous faire rire, nous faire sourire, même si elle ne le sait pas elle est le contrepoids qui fait que la vie de Stéphanie est supportable. Et le principal soucis qu’à cette dernière, c’est son beau-père, Marc Lavoine. Bon alors oui j’imagine tout de suite que des centaines de jeunes filles adoreraient avoir Marc Lavoine en beau-papa, mais quand celui-ci est un gros beauf, violent, méprisant et méprisable, l’on s’en passe volontiers.

Marc Lavoine n’avait plus à prouver qu’il était un bon acteur, mais lui que l’on a l’habitude de voir dans des rôles de gentils plutôt charmeurs se retrouve ici avec un rôle de Looser pathétique, et je ne sais pas si c’est ce contre emploi ou autre chose, mais ça sonne bizarre. Je pense que c’est juste une question d’habitude. Aure Atika, qui joue la mère enfant de Stéphanie n’est pas trop mal non plus, mais je n’ai jamais eu un gros feeling avec elle donc ce que je pourrais dire ne serait pas forcément très partial.

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Je vous parlais de la musique en début d’article, loin du rock’n roll, elle sera composée de nombreux morceaux d’un grand, très grand de la variété Francaise. Stéphanie est fan de Goldman, comme l’était Sylvie Ohayon quand elle était à sa place (oui je ne l’ai pas dit mais ce film est tiré d’un récit autobiographique du même nom), c’est donc tout naturel que l’on entende « Je marche seul » et d’autres grands tubes de l’auteur-interprète rajoutant un certain dynamisme et côté populaire à ce film, avec une version guitare voix de « Envole-Moi » qui vous donnera des frissons à n’en pas douter.

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Sans tomber dans le cliché, Papa was not a Rolling Stone nous dépeint le portrait d’une banlieue pauvre mais riche en relation humaine. Les clichés sont laissés à l’écart, et les habitants ne sont ni mis sur un piédestal ni pris de haut. On pose sur eux un regard juste avec leur qualité et leur défaut. Les éloges sont assez unanimes, et je me joins à eux pour vanter les mérites de ce film très délicat et touchant en vous encourageant à y aller.

 

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