La princesse de Montpensier

Ce film risque de rester gravé à jamais dans ma mémoire, tout simplement car c’est le film que j’ai vu après avoir monter les marches, en costard, nœud-papillon et surtout Chaussure noire (petite dédicace à Nico si il passe par ici )(merci encore Allociné)

Du coup, je dois admettre qu’étant sur un petit nuage durant la projection, mon avis à la sortie de la salle était assez faussé, et ayant beaucoup aimé je suis quelque peu revenu sur mes positions.

La princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier avec Mélanie Thierry, Gaspard Ulliel, Lambert Wilson, Raphaël Personnaz et Grégoire Leprince-Ringuet

le Pitch Officiel :

1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font rage… Marie de Mézières, une des plus riches héritières du royaume, aime le jeune Duc de Guise, celui que l’Histoire prénommera plus tard “le Balafré”. Elle pense être aimée de lui en retour. Son père, le Marquis de Mézières, guidé par le souci d’élévation de sa famille, le pousse à épouser le Prince de Montpensier qu’elle ne connaît pas. Ce dernier est appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants. Le pays étant à feu et à sang, afin de protéger sa jeune épouse, le prince l’envoie en compagnie du Comte de Chabannes, dans l’un de ses châteaux les plus reculés, Champigny. Il charge le comte, son ancien précepteur et ami, de parfaire l’éducation de la jeune princesse afin qu’elle puisse un jour paraître à la cour…

Bon, Il faut dire ce qui est, 2h30 c’est long, trop long, surtout quand on voit le nombre de scènes inutiles, notamment les interminables scènes de chevauchés, qui réapparaissent à plusieurs reprises, avec souvent le même décor, c’est un peu lassant, le film aurait mérité d’être raccourcis un peu.

Niveaux acteurs gros contraste, entre un Gregoire leprince-ringuet qui a un jeu plus que pitoyable, non mais vraiment on y crois pas une minute, ça sonne faux, il n’émet aucune émotion ni dans sa voix ni sur son visages  Il est plat malgré l’importance de son rôle dont il passe complètement à coté.

Sa femme (dans le film hein) Mélanie Thierry, tenant le rôle principal, celui de la séductrice malgré elle, celle que tout le monde veut se faire (même moi), cette princesse de Montpensier donc, à le mérite de tenir son rôle à la perfection malgré sa voix assez particulière pouvant être irritante au bout d’un moment (il faut dire ce qui est quand même) . Elle est intense, elle est vrai dans ses intonations, dans ses gestes, dans son regard. Vraiment, j’ai espéré qu’elle remporte la palme de la meilleure actrice.

Entre les 2, nous avons Lambert Wilson, qui n’est pas au sommet de son art comme il l’a pu l’être dans “Hiver 54” et comme il à l’air de l’être dans “Des hommes et des Dieux” (grand prix à Cannes), on peut penser qu’il est fait pour incarner des hommes d’églises. Dans la princesse, il tient le rôle d’un ancien soldat devenu pacifiste et enseignant la vie, les arts et le savoir à Marie de Montpensier et n’arrive pas être complètement crédible, il joue tel qu’il pourrait jouer au théâtre et sur grand écran ça fait mal, et si les dialogues du 16eme siècle ont du mal à passer de nature, sortant de sa bouche l’on y croit encore moins.

Quant à Gaspard Ulliel, il reste fidèle à lui même, son rôle et son interprétation sonnent juste, l’on y croit, ses sentiments sont là, sa méchanceté et sa fourberie également. Bref rien à redire.

Dernier gros point négatif, les combats d’épées, si c’est toujours une mise en scène délicate à faire, un minimum de naturel ne fait pas de mal, ici il n’y en a pas, on sent les acteurs trop concentré sur les gestes qu’ils ont appris, et la fluidité des mouvements en prend un coup. Encore une fois, on se croirait plus au théâtre ou au cirque qu’au cinéma.


Niveau point positif, car il y en a,  Tavernier nous offre ici une sublime photographique digne des plus grand peintres d’époque. Chaque scène ferait un tableau méritant d’entrer dans les plus grand musées. Les musiques sont bien choisis, bien intégrées, et pour un film de capes et d’épées c’est important.  Et pour finir,  les amateurs de la jeune Mélanie Thierry,  apprendrons qu’elle se met à nue à trois reprises durant ce film, ce qui n’est pas négligeable 😉

Bref bien loin d’être un chef d’œuvre et en tout cas, loin d’être le Meilleur film de Bertrand Tavernier à qui l’on doit le fantastique Capitaine Conan ou le récent Dans la brume électrique. Mais une œuvre qui restera malgré tout à jamais dans ma mémoire.

A voir une fois pour la culture G. (sortie le 10 novembre 2010)

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